lundi 15 août 2011

Les douze travaux de H. ou les 7 plaies de l'Est

Ici, n'est pas ailleurs ; Monsieur de la Palisse en aurait dit autant. Néanmoins, mieux vaut partir sans grandes illusions sur l'universalité de l'homme. H. a de nouveau expérimenté les différences est-ouest.
Vendredi. La journée se termine plus tôt grâce à quelques heures supplémentaires non payées mais pouvant être récupérées. C'est déjà ça ! Direction Odessa, sa plage, sa mer et sans doute ses naïades mais je ne m'avance jamais en terrain inconnu. Par chance, un collègue ukrainien de H. rentre justement en voiture ce week-end à Odessa et il en profite pour l'accompagner ainsi que quelques amis. Le chemin le plus court pour rejoindre un point n'étant pas forcément le meilleur, nos intrépides aventuriers s'avancent vers la Transnistrie.
A peu de distance de la douane, ils s'arrêtent afin de prendre les passeports restés dans le coffre de la voiture. Hélas ! c'est sans compter sur les yeux aiguisés des douaniers transnitriens qui, à leur arrivée au poste, infligent une amende (en langage de l'Est traduisez par bakchich) au chauffeur parce qu'il aurait, lors de son arrêt, caché un panneau de signalisation... Tout un motif !
Le douanier prend les passeports et voyant qu'il y a deux étrangers parmi les occupants déclare "Les étrangers doivent aller voir le chef". Aussitôt dit, aussitôt fait. Le chef et un acolyte militaire informent "les étrangers" qu'ils n'ont pas le droit de passer par la Transnistrie pour se rendre en Ukraine (!) et que normalement, ils devraient les renvoyer à Chişinău mais que, pour une fois, ils vont faire une fleur moyennant, un "don" pour le poste de douane à déposer dans le passeport. Chacun sort un billet, le glisse dans son passeport. Regard glacial du chef de la douane... Nous sommes deux, vous savez. Re-billets, Re-passeports mais c'est à ce prix qu'ils pourront passer.
Le chauffeur reprend la route mais se trompe de chemin... Il fait demi-tour pour revenir sur ses pas à un endroit où le marquage au sol le permet. La police, sortie de nulle part l'arrête. Il est interdit de tourner à cause du panneau... perché à 5 mètres de hauetur. Re-amende (bakchich in the pocket) et on continue la route. Décidément, c'est un voyage qui roule ;)
Arrivée à la douane ukrainienne. Pas de problème. Les tampons sont apposés mais... le Royaume de Belgique attire l'œif du douanier. Belgique... déjà entendu parler ( se peut-il qu'il sache que nous sommes toujours sans gouvernement ?) Riches ? L'ami ukrainien de H. lui dit que l'étranger ne parle pas très bien le russe (tu parles). Le douanier sort son attirail anglophone... Drugs ? Guns ? Money ? Notre angélique H. le regarde dans les yeux... Only credit card. Et il s'en tire cette fois, sans bourse délier.
Direction Odessa et l'hôtel réservé par H. Bad luck ; il n'y a plus de chambre ; elles ont été relouées parce que la réservation n'était pas payante (!) et qu'il est passé 3 heures de l'après-midi. Cherche que je cherche et finalement un hôtel avec 2 chambres libres, une pour deux personnes et une pour trois personnes. Le compte est bon. Woah ! C'est Byzance ! Pas d'eau chaude. Il manque des vitres aux fenêtres. Le bruit de la rue envahit tout l'espace. C'est beau d'être jeune ; rien ne vous arrête :)
Samedi matin, l'hôtelier annonce que la chambre de 3 doit être rendue. Ils sont toujours 5 mais avec seulement une chambre de 2 et tous les hôtels sont complets. Ce sera donc une nuit en discothèque (là ça devient le modèle familial) pour les moins chanceux - dont H. Sortie à 6 heures du matin et chasse aux tickets de bus pour rentrer en Moldavie. Ils finissent pas trouver un retour à 13.55. Il leur reste une heure pour dormir sur un transat (sous parasol) à la plage avant de rentrer à l'hôtel reprendre les bagages restés dans la chambre de 2. Là, les bienheureux ronflent de plaisir sans les entendre. 9.58 - il est temps de rendre la chambre.
Le trajet de retour se passe heureusement sans souci et sans air conditionné. A la douane, le chauffeur du bus se charge des passeports. Pas de "taxe" et 5.30 plus tard arrivée à Chişinău. Quelle aventure ! On remet ça la semaine prochaine ???


En Corée du Sud, ce 15 août est la journée nationale de Libération marquant la fin du temps colonial du Japon dans la péninsule coréenne en 1945. Bonne fête à tous les Coréens du Sud ;)


Autre Google Doodle pour fêter une autre indépendance ; celle de l'Inde


Le livre du jour : Sushis - Éléonore de Greef - Editions SAEP, collection Fraises des Bois
Les sushis ont tout pour séduire : jolis, sains, variés, exotiques… et de plus, pour la plupart, faciles à préparer ! Au-delà de l’image excessivement raffinée et compliquée que l’on applique à la cuisine japonaise, découvrez ici combien elle peut se révéler ludique et pleine de fantaisie. Toutes les techniques sont expliquées en détail et illustrées. Les trucs des ménagères et des chefs japonais vous aideront à tout réaliser avec style et facilité. Vous saurez comment organiser une soirée sushis très conviviale où chaque invité pourra composer ses sushis et son menu.


La recette du jour : Sokuseki sumashi-jiru - Soupe claire éclair
Pour 6 personnes
15g de Kombu
5g de flocons de bonite
10g de gingembre râpé
SAuce soja
1/2 feuille de nori découpée en très fines lanières de 4cm de long

1. Répartir les ingrédients dans chaque bol et arroser de 1 litre d'eau bouillante
2. Rectifier l’assaisonnement à l'aide de la sauce soja
3. Décorer au dernier moment avec la julienne de nori
Algue Nori

Bonne journée

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