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mercredi 16 mai 2012

Tous les ans, au Festival de Cannes, les vedettes impalpables quittent la pellicule et s'offrent au regard des mortels.

Moteurs - Cannes 2012 - 65ème édition - c'est parti.
Glamour et vrai cinéma - une alchimie qui fait que Cannes est Cannes.
En lice, le film coréen DA-REUN NA-RA-E-SUH, réalisé par le Hong Sang-Soo avec Isabelle Huppert.


Très belle histoire pour vous faire comprendre que les choses arrivent pour une raison .

 Un nouveau Pasteur et sa femme nouvellement affecté à leur premier ministère qui est de rouvrir une église dans la banlieue de Brooklyn sont arrivés début octobre tout excité au sujet de leurs opportunités. Quant ils ont vu leur église, elle était très délabrée et nécessitait beaucoup de travail. Ils se sont fixés un objectif, d’avoir tout fait pour leur premier service à la veillée de Noël.

Ils ont travaillé dur, réparé les bancs, plâtré les parois, peint les murs, etc. et le 18 décembre, ils étaient en avance sur leur planning et venaient juste de finir.

Le 18 décembre, une terrible tempête, un orage a ravagé la région et a duré deux jours.

Le 21, le Pasteur se dirigea vers l’église. Son Coeur se serra quant il vit que le toit s’était envolé provocant un grand trou dans le mur dans le fond de l’église juste derrière la chaire. Le Pasteur nettoya le désordre sur le plancher et ne sachant quoi faire d’autre décida d’annuler la veillée de Noël. Il se dirigea vers sa maison. Sur le chemin, il remarqua que les entreprises locales avaient ouvert une sorte de marché aux puces de la charité et il s’arrêta. Il vit une belle nappe, couleur ivoire dont le travail était exquis, belle couleur et une croix brodée dans le centre. C’était juste la taille pour fermer le trou dans le fond de l’église. Il l’acheta et se dirigea vers l’église.

Pendant ce temps, il avait commencé à neiger. Et une vieille femme venant dans le sens opposé essayait de rattraper le bus qu’elle manqua. Le pasteur lui proposa alors de venir attendre le prochain bus dans l’église afin de pouvoir se réchauffer. Elle s’assit sur un banc et ne fit pas attention au Pasteur qui attrapa une échelle, un cintre, etc., pour mettre la nappe comme une tapisserie murale. Le pasteur pouvait à peine croire quant il regarda comment c’était beau. Elle couvrait entièrement la zone de problème. Puis il remarqua la femme marchant dans le centre de l’allée. Son visage était devenu comme une feuille. « Pasteur » dit-elle : « où avez-vous eu cette nappe ? » Le pasteur lui expliqua et la femme lui demanda de vérifier le coin inférieur droit si les initiales EBG avaient été tricotées. C’était les initiales de la femme et elle avait fait la nappe 35 ans avant en Autriche. La femme pouvait à peine y croire quand le Pasteur lui raconta comment il avait obtenu la nappe. La femme expliqua qu’avant la guerre elle et son mari vivaient à l’aise en Autriche. Quand les Nazis arrivèrent, elle fut forcée de partir, son mari devait la suivre la semaine d’après. Il fut capturé et mis en prison et plus jamais elle ne revit son mari ou leur maison.

Le Pasteur voulut lui remettre sa nappe mais elle demanda au Pasteur de la garder pour l’église. Le Pasteur insista pour la reconduire à la maison, c’était le moins qu’il pouvait faire. Elle vivait de l’autre coté de Staten Island et venait à Brooklyn tous les jours pour son travail de femme de ménage. Quel excellent service ils ont eu pour la veillée de Noël. L’église était presque pleine, la musique et les esprits étaient formidables. A la fin du service, le pasteur et sa femme saluèrent tout le monde à la porte et beaucoup promirent de revenir.

Un homme plus âgé que le Pasteur restait assis et regardait ; le Pasteur se demandait pourquoi il ne partait pas. L'homme lui demanda où il avait obtenu la nappe sur la paroi avant, car elle était identique à une nappe que sa femme avait faite il ya longtemps de cela lorsqu’ils vivaient en Autriche avant la guerre et comment pourrait-il y avoir deux nappes se ressemblant autant? Il dit au pasteur comment avec l'arrivée des nazis, sa femme fut forcée de fuir pour sa sécurité et qu'il était censé la suivre mais qu'il fut arrêté et mis en prison. Il n'a jamais plus revu sa femme ou son domicile depuis 35 années.

Le pasteur lui demanda s'il lui permettait de l'emmener faire un petit tour. Il le conduisit à Staten Island à la maison même où le pasteur avait déposé la femme trois jours plus tôt.

Il aida l'homme à monter les trois marches de l’escalier de l'appartement de la femme, frappa à la porte et vécut le plus grand de Noël qu’il n’avait jamais imaginé.

Cette histoire est vraie. Elle a été racontée par le pasteur Rob Reid qui dit que Dieu agit de façon mystérieuse.

On ne sait jamais pourquoi les choses arrivent...



Le doodle Google du jour : Juan Rulfo (Juan Nepomuceno Carlos Pérez Rulfo Vizcaíno) écrivain et photographe mexicain né à Sayula (ou Apulco) dans l'État de Jalisco le 16 mai 1917 et mort à Mexico le 8 janvier 1986.


Bonne journée

lundi 14 mai 2012

Le conte est difficile à croire mais tant que dans le monde on aura des enfants, des mères et des mères-grands, on en gardera la mémoire.

Un texte de ma talentueuse amie Marie-Claire Desmette, cadeau qu'elle m'a adressé à l'occasion de la fête des mères. Je tenais à vous en faire profiter.


Almeya
                                                                          
Marie-Claire Desmette

Almeya prépare le repas du soir devant sa case. Les larmes coulent sur son visage.
- “Pas d’enfant.  Tous les mois, l’espoir.  Tous les mois, la fleur rouge dit: Pas d’enfant.  Maano va me répudier, c’est sûr.”
Maano relève une dernière fois son filet. Bonne journée.   La pirogue est pleine de poissons.  Il prend un beau gros, le lance à l’eau.  Nageoire triangulaire.  L’envoyé du Dieu de la Mer vient chercher l’offrande.
- “Pas d’enfant.  Je n’ai jamais oublié l’offrande au Dieu de la Mer.  Il en veut plus ?”  Maano lance un nouveau poisson.  L’envoyé du Dieu de la Mer l’emporte.
Almeya et maano mangent en silence.  Elle aurait voulu dire:
- “Maano, ô Maano, ne me rejette pas.  Je voudrais passer ma vie avec toi.  Tu es tout pour moi.” 
Maano ne sait pas dire: 
- “Alemya, je voudrais effacer tes larmes.  Nous sommes deux, tu es tout pour moi.”
Ils mangent en silence.
Le lendemain, Maano part comme d’habitude.  
Un groupe de femmes s’arrête devant la case.
- “Almeya, tu viens ?”
- “Non, pas aujourd’hui.  Je n’irai pas au champ.”
- “Ah !  Bonne flemme !  A demain !”
Almeya a décidé de consulter la Vieille très Sage.  Visage buriné par la vie, mains nouées par le travail et si secourable. Les dieux ont ravi la lumière de ses yeux.  En contrepartie, ils lui dont donné de comprendre ce que cachent les visages, ce que taisent les mots.  La Vieille très Sage habite au flanc de la montagne.
On parle chez elle.
- “On dirait la voix de ...”
- “Entre, Almeya, assieds-toi à côté de Maano.  Ecoutez-moi, vous deux.  Pour avoir un enfant, vous devez donner un enfant au Dieu de la Mer.”
- “Nous n’avons pas d’enfant !  C’est justement pour cela que ...”  La Vieille très Sage est rentrée dans sa nuit.
- “Qu’allons-nous faire ?  Tu as une idée ?”
- “Non.  La nuit nous donnera peut-être une idée.”
Le lendemain, Almeya fait de la pâte.  Elle modèle un enfant de pâte, tête ronde, petits bras, petites jambes. Deux petits cailloux font des yeux vifs. Un sexe ? Non, ne tentons pas l’avenir.  Elle simule un lange.  Elle enfourne l’enfant de pâte.  Il est doré.
Almeya et Maano partent en pirogue, loin sur la mer, loin des autres pêcheurs.  Elle tient l’enfant de pâte comme un vrai bébé.  Elle se dresse, se penche ...
- “Attention !  Almeya  !” ... hésite, tend le bras.  L’enfant de pâte disparaît dans la mer.  Aileron triangulaire, l’envoyé du Dieu de la Mer.
Almeya se rassied, le dos droit, les mains sur les genoux, les mains vides. Son visage ruisselle de larmes silencieuses.
- “Almeya, ô Almeya, ne pleure pas.  Ce n’était pas un vrai bébé.”  Maano lui caresse le visage.  Ils s’aiment dans la pirogue sous le grand ciel bleu, loin des autres pêcheurs.
Espoir.  Espoir tremblant, espoir confirmé.
- “Maano, je suis enceinte, je suis enceinte !”
Almeya fait maintenant partie du clan des “vraies femmes”.  Les vraies femmes racontent:
- “Un premier, c’est pas rien.”
- “Un premier quand on n’est plus toute jeune ..”
- “Pour mon premier, les douleurs ont commencé une matin.  Toute la journée.  Toute la nuit.  Au matin suivant qu’il est arrivé.  J’étais morte !”
- “Et moi, vous vous souvenez comme j’ai crié ?”
- “Ça tu peux dire.  On t’entendait de l’autre côté de la montagne.”
- “Et moi...  et moi ...  et moi ... Douleurs, douleurs douleurs.”
Almeya n’écoute qu’à moitié.
- “Pour moi, ce ne sera que bonheur. J’aime déjà tellement cet enfant ...”
Almeya rêve.  Elle marche sur un sentier.  Le sable est doux à ses pieds nus.  Elle chantonne:
Mon ventre qui rondit
Ah ! la belle chose,
Mon ventre qui lourdit
Ah ! le tendre chose
Une pierre la pique.  De plus en plus de pierres, coupantes, pointues.  Des trous, de la boue.  Marche chaotique, difficile, de plus en plus douloureuse.  Le sentier se faufile entre les rochers.  Almeya se meurtrit à leurs arêtes. Le sentier devient de plus en plus escarpé.  Almeya peine, sue, s’essouffle.  Faire demi-tour.  Impossible.  Elle doit avancer, avancer sur le sentier, vers le monstre rouge sans visage.
Le rêve revient, revient encore, nuit après nuit.
- “Ô Vieille très Sage, je suis folle.  Ce bébé ... je suis si contente et j’ai peur !”  Elle raconte son rêve.
- “Tu as parlé avec les femmes du village ?”
- “Oui. “
- “Qu’est-ce qu’elles t’ont dit ?”
- “Elles ont dit: douleur, douleur, douleur.”
- “Quand tu vas au champ, tu penses douleur ?”
- “Non, je pense travail.”
- “Quand tu as mal au dos, aux bras, que tu es fatiguée ?”
- “Je pense travail.”
- “Viens près de moi.”  Almeya s’agenouille devant la Vieille très Sage.  La vieille met des bandes de tissu sur la tête d’Almeya, elle psalmodie: 
- “Douleur, douleur, douleur,” à chaque tissu.  Almeya ne voit plus rien, n’entend plus rien.  La Vieille passe les mains sous les bandelettes, les fait voler en l’air, caresse la tête d’Almeya
- “J’enlève douleur, je mets travail, je mets travail.”
Almeya descend le chemin de la montagne.  Elle chantonne:
- “Je travaille au champ de mon ventre, je travaille.”

Mon ventre qui rondit
Ah ! la belle chose,
Mon ventre qui lourdit
Ah ! le tendre chose
Tout petit bébé pré-choyé
Enorme lutteur
A l’entraînement contre mon intérieur
Le temps long-dure
Sort des femmes
Aventure singulière
Parfum d’on ne sait quand même jamais
Ventre en travail, dos au travail
Le temps dur-dure
Travail sans moi, moi dans le travail
Moi dans la fatigue
Le temps lourd-dure
Murmure des eaux
Clameur de la naissance
Mon ahurissant super-ventre
Me propulse sur le podium de la maternité
Vue dégagée jusqu’aux orteils
Orgueil, humilité
Mon amour, moi, le berceau
Le temps doux-coule


Bonne journée

dimanche 25 décembre 2011

Il est enfin né le divin enfant

Ca y est. Noël est enfin arrivé ! Dès 19 heures les premiers voisins on lancé des fusées dans leur jardin (?) A 23,30 c'était plein jour. Il y avait des feux d'artifice partout. On était pourtant bien à Noël... et le pauvre Champlain jouait à la crêpe sous le fauteuil de mon bureau tant il avait peur des détonations. Pauvre petite bête ; il n'était pas du tout à la fête. Côté repas, Dan a pensé très très fort à sa fille et a ouvert une bouteille de soju en mangeant des sushis - pas vraiment coréen mais déjà plus proche. A séoul, Bora a fêté Noël avec ses amis de l'université Dongguk. C'était notre deuxième Noël sans elle. L'an prochain à Séoul ?


Pour Noël, j'ai reçu de mon amie Marie-Claire Desmette un très joli conte inédit que je vous partage avec son accord. Si vous en avez la possibilité, ne manquez pas ses spectacles !!!

Pierrot Lourdaud

Laid, niais, benêt, simplet,
Grand, fort, lourd et bête.
Pierrot est arrivé un jour au village, venant on ne sait d'où, avec deux moutons. Vous savez comment sont les garnements.
- "Pierrot est lourd ! Pierrot Lourdaud !" On a pris l'habitude de le nommer Pierrot Lourdaud.
- "Pierrot Lourdat, il est pauvre comme un rat !"
- "Pierrot Lourdiet, il est bête comme ses pieds !"
- "Pierrot Lourdin c'est un crétin !"
Aujourd'hui, c'est la fête de la lumière. Il y a bal dans la grange de l'auberge.
- "Pierrot Lourdé, tu viens danser ?"
- "Pierrot Lourdal, tu viens au bal ?"
- "Et pourquoi que j'irais pas ? Si c'est mon idée."
Pierrot met sa belle chemise, enfin, sa chemise, sa cravate. Il se peigne. Pierrot Lourdaud se trouve beau.

- "Mademoiselle Rachel, vous voulez bien me faire l'honneur de danser avec moi, s'il vous plaît ?"
- "Oh ! Pierrot Lourdaud, tu n'y penses pas. Tu vas saloper mes nouveaux souliers."
- "Sarah, vous voulez bien .... ? Lia, Lia, ...."
- "Pierrot Lourdard a de grands panards."
- "Qu'est-ce que je leur ai fait ? Pourquoi est-ce qu'ils sont si mauvais avec moi ? Tant pis pour eux, je m'en vas."
Pierrot Lourdiste est triste, Pierrot Lourdui rentre chez lui.
- "Hosahanah ! Hosahanah !
- "Qu'est-ce qu'ils raboulotent avec leurs ananas ?"
- Glooooooooooo "
- "Ho ! Avec votre tapage nocturne. Les honnêtes gens veulent dormir. Tiens, il y a de la lumière dans l'étable du Père Mathusalem. Pourvu que ce ne soient pas des voleurs."
Pierrot Lourdion est un grand couillon. Pierrot Lourdieu est un grand curieux.
Dans l'étable, il découvre un homme, une femme, un bébé, un âne, un bœuf.
- "Mais quel beau petit enfant ! Écoutez, Monsieur, c'est pas pour dire une chose ou une autre mais c'est pas ici la place pour un bébé naissant."
- "Je sais, Monsieur, mais qu'y puis-je. A l'auberge, il nous ont dit qu'il n'y avait plus de place."
- "A l'auberge, vous n'auriez pas été bien, il y a bal. Hé ! Madame, je vois que vous avez langé le bébé. Mais il ne fait quand même pas chaud. J'ai une idée, attendez-moi."
Pierrot rentre chez lui, va près de ses deux moutons.
- "Venez, vous deux, on a besoin de vous." Il arrive à l'étable
- "Me voilà ! Madame, vous voulez bien prendre l'enfant ?"
- "Je m'appelle Marie."
- "Ça ne fait rien, prenez-le quand même. Vous deux mettez-vous bien l'un contre l'autre, couchez-vous. Voilà, vous pouvez installer l'enfant. Il n'y a rien de plus chaud que la laine de mouton. Surtout quand les moutons sont dedans."
- "Hosahanah ! Glooo !"
- "Les voilà encore ! Je m'en vais."

Pierrot Lourdaud va droit devant lui, abandonnant ses mout§ons, sa seule richesse. Il marche, se repose, marche. Quand on marche, on fait du chemin. Quelques jours plus tard, à la fin de la journée, il arrive près d'un lac. Des pêcheurs reviennent avec leur pêche. Les barques sont basses sur l'eau.
- "Hé ! Toi, l'homme ! Tu nous donnes un coup de main. ?" Pierrot Lourdaud aide à décharger les paniers pleins de poissons.
- "Ça fait plaisir de voir travailler un gaillard comme toi. Comment tu t'appelles ?"
... "Si je dis Pierrot, ils vont encore dire Lourdaud. Je change de vie, je change de nom. – "Je m'appelle ... Simon."
- "Simon, si ça te dit, il y a une place pour toi dans l'équipe."
Simon s'installe au village, se marie, a des enfants. Il prospère. Le voilà patron pêcheur.
Un jour, il quitte tout. Encore une fois. Pour suivre le Prophète. Il faut dire que la vie est intéressante avec le Prophète, il se passe toujours quelque chose.
Un soir, le Prophète et ses amis se reposent après une journée bien remplie. Ils ont mangé, bu.
- "Si on jouait à quelque chose ? A pigeon vole, par exemple."
- "D'accord. Sérieusement, hein ! Pas des carabistouilles comme voleur vole."


La dernière chanson de Noël du jour : Irish Rovers - Good King Winceslas


Le film de Noël du jour : Edward aux mains d'argent (Edward Scissorhands)
Film de 1991 de réalisé par Tim Burton et avec Johnny Depp, Winona Ryder et Dianne Wiest.
Edward Scissorhands n'est pas un garcon ordinaire. Création d'un inventeur, il a recu un coeur pour aimer, un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur est mort avant d'avoir pu terminer son oeuvre et Edward se retrouve avec des lames de métal et des instruments tranchants en guise de doigts.


Le livre du jour : Lendemains de fêtes - Laurence Levy - Eyrolles
Parce que lendemains de fête, indigestions et maux de tête font souvent bon ménage, il est indispensable de : anticiper tout ce qui pourrait rendre notre réveil difficile ; ne pas effectuer de mauvais mélanges éviter certains aliments et boissons ; connaître les remèdes de nos petits maux...
Et comme de bons petits plats valent mieux que de longues recommandations, le docteur Laurence Lévy- Dutel, spécialiste en nutrition, a décidé de s'associer à Elisabeth Scotto, fin gourmet, pour : divulguer conseils et bonnes astuces en première partie du livre ; proposer 30 recettes simples et savoureuses en deuxième partie.



La recette du jour : Dorade aux tomates confites
Pour 4 personnes
4 daurades
8 belles tomates
1 oignon
Thym, laurier, feuilles de basilic.
Huile d'olive, citron
Sel, poivre.

Préchauffez votre four à 120°( Thermostat 3)
Emonder les tomates (les plonger 15 secondes dans l'eau bouillante). Les peler, les ouvrir et oter les pépins.
Sur une plaque dans le four, faire dorer légèrement l'oignon émincé. Déposer par-dessus les tomates. Arroser d'huile d'olive et enfourner 2 heures.
Placer une branche de thym et une branche de laurier dans le ventre des daurades. Saler et poivrer.
Déposer les daurades sur les tomates et faire cuire 15 minutes à 180°C (Thermostat 6)
Servir les daurades et tomates dans des assiettes avec un filet de jus de citron/huile d'olive. Parsemez de feuilles de basilic.


Bonne journée

jeudi 15 décembre 2011

La légendu du sapin

Les mots qui vont suivre nous viennent de Suisse, de Sion plus exactement où nous avons de vrais amis. Lorsque je dis "vrais" j'entends entièrement sincères, entièrement honnêtes, entièrement amis. Ils ont un coeur sans fond et une inconditionnelle attitude bienveillante qui fait si souvent défaut dans notre monde. C'est Dan qui les amené dans ses bagages et depuis 27 ans maintenant, ils font partie de ma vie. Je vous souhaite de croiser de telles personnes dans la vôtre. Elles ne peuvent que vous rendre meilleurs.

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Autrefois, tous les arbres de la forêt conservaient leurs feuilles à l'approche de l'hiver. Aujourd'hui, seul le sapin reste vert à la mauvaise saison.
Aux alentours de Noël, un petit oiseau ne put s'envoler vers les pays chauds, car son aile était brisée. Comment allait-il résister à la rigueur de l'hiver ?
Tremblant de froid, il s'abrite dans le feuillage d'un gros chêne. Le chêne refuse de l'accueillir :
"Va-t-en, tu vas manger tous mes glands" dit-il.
Malgré la neige, il quitte le gros arbre pour se réfugier dans les branches du hêtre touffu. "Ne reste pas là, tu vas picorer mes faines" dit-il.
Le petit oiseau terrifié s'échappe pour se cacher dans un bouleau qui le chasse sans tarder : "Je ne veux pas de toi, tu vas salir mes branches".
Repoussé par tous les arbres, le petit oiseau se couche dans la neige pour mourir. Il voit soudain à quelques pas de là un sapin qui lui fait signe. Les ailes engourdies par le froid, il se traîne vers le sapin.
"Ici, tu ne crains rien, je te protégerai" lui dit-il.
La veille de Noël, un vent terrible souffla sur la forêt. Tous les arbres perdirent leurs feuilles sous la force du vent. Seul le sapin conserva son feuillage, car il avait accueilli le petit oiseau malade.
Voilà pourquoi le sapin est aujourd'hui l'arbre de Noël, généreux et protecteur, autour duquel
nous nous réunissons.
(D'après H.J. Troxler, adaptés et illustrée par Th.Chapeau. Editions du Bastberg)


La chanson de Noël du jour : Petit papa Noël


Le film de Noël du jour : Piège de Cristal
Film de John McTiernan avec Bruce Willis, Alan Rickman, Bonnie Bedelia, Reginald VelJohnson, Alexander Godunov, Paul Gleason, De’voreaux White, William Atherton, Hart Bochner
John McClane, policier new-yorkais, est venu rejoindre sa femme Holly, dont il est separé depuis plusieurs mois, pour les fêtes de Noël dans le secret espoir d’une réconciliation. Celle-ci est cadre dans une multinationale japonaise, la Nakatomi Corporation. Son patron, M. Takagi, donne une soirée en… l’honneur de ses employés, à laquelle assiste McClane. Tandis qu’il s’isole pour téléphoner, un commando investit l’immeuble et coupe toutes les communications avec l’extérieur…


Le livre du jour : Recettes pour fêter Noël en Europe - Anne Monnier - Editions Hatier
Dans cette pochette, tu vas découvrir 28 délicieuses recettes pour fêter Noêl comme tes voisins européens. Ces recettes sont faciles et rapides à préparer. Tu trouveras sans problème tous les ingrédients près de chez toi. Quand tu as besoin de l'aide d'un adulte, un petit dessin te l'indique. Mais c'est à toi de peser, couper, pétrir, tartiner, démouler, décorer ! Avec Ciboulette et Paprika, savoure de nouvelles idées pour fêter Noël ! Vite à tes fourneaux !





La recette du jour : Les fruits déguisés
Fruits secs : pruneaux, dattes, noix, abricots, figues...
Pâte d'amandes de toutes les couleurs ou de la blanche et des colorants alimentaires
Caissettes en papier blanc

Fendre les fruits sur un côté et retirer le noyau et glisser à la place un gros noyau de pâte d'amandes.
Décorer selon votre goût


Bonne journée

vendredi 4 novembre 2011

Ici, là-bas, un même automne

Bora était en excursion à Icheon dans la province du Gyeonggi, à 1 heure 30 de Séoul ce vendredi. Avec sa classe elle a participé au festival de la culture du riz.


Comme chez nous, l'hiver est doux et déjà bien avancé.

Là-bas

Ici

Fais-moi un conte... 18ème concours sur le thème "Ordre et désordre"
Les textes doivent être rentrés pour le 27 janvier 2012 et la finale se déroulera les 16 et 17 mars 2012


Le livre du jour : Verrines et finger food - Bon app' - Hachette pratique
Envie d'être au top de la tendance ? Associez des verrines à des mises en bouche pour réaliser l'apéro ou le brunch parfait ! Plus de 100 recettes et variantes pour préparer des verrines sucrées et salées, ainsi que des tapas tendance : Duo de melon et de pastèque au chèvre, Salade express de thon au pesto, Crevettes poêlées aux pommes vertes, Cheesecake aux spéculos et à la noix de coco...
La réussite à tous les coups grâce à des conseils, des astuces et des idées d'accompagnement.



La recette du jour : Verrine au saumon fumé et au concombre
Pour 4 personnes
4 tranches de saumon fumé
2,5 citrons
1 concombre
1 cuillère à soupe de vinaigre de vin blanc
2 cuillères à soupe d’huile
4 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse
50 g d’œufs de saumon
1 bouquet de ciboulette
Sel et poivre

Couper le saumon en lanières courtes.
Fouetter le jus de 2 citrons avec du sel et du poivre.
Ajouter le saumon et mélanger délicatement.
Réfrigérer pendant 30 minutes.
Peler le concombre et le couper en deux dans le sens de la longueur.
Oter les graines et tailler en dés.
Fouetter le jus du demi-citron restant avec le vinaigre, l’huile, le sel et le poivre
Assaisonner le concombre avec la vinaigrette.
Saler et poivrer la crème fraîche.
Répartir le concombre dans les verres.
Déposer les lanières de saumon et une cuillère à soupe de crème.
Décorer avec les œufs de saumon et de la ciboulette ciselée.
Servir frais


Bonne journée

samedi 13 août 2011

Les nuits sans Kim... Bora

Telle mère, telle fille ne peut vraiment pas s'appliquer à nous pour ce qui est de la vie nocturne. Dès 22 heures, j'ai les paupières qui tombent et je ne rêve que de mon lit et de mes nuit heures de sommeil. Bora par conrte est du genre chouette hulotte (rien à voir avec Nicolas) - Strix Aluco - coiffée, maquillée et perchée sur des talons hauts pour de folles nuits dans les boites branchées de Hongdae, épicentre de la jeunesse branchée de Séoul. On pourrait presque croire qu'elle a choisi son lieu d'habitation en fonction de la proximité des évènements nocturnes... mais il n'en est rien ; ce n'est que la main de Dieu. Quoi qu'il en soit, elle s'amuse et c'est très bien ainsi ; le temps passe si vite :)


Le quartier d'Outremeuse à Liège sera à la fête tout ce long week-end pour les célèbres festivités liégeoises du 15 août. A l'origine, fête religieuse du dédiée à l'Assomption (élévation aux cieux de la Vierge Marie) elle est devenue une fête folklorique en 1927 à l'initiative d'habitants du quartier. Ce ne sont pas moins de 200.000 personnes qui convergent vers Liège chaque année.
On peut évidemment regretter le règlement d'ordre chaque année un peu plus restrictif : limitation de la vente de boissons alcoolisées dans le périmètre de la fête aux commerçants de l'Horeca, interdiction d'amener ses propres bouteilles et fin des animations à 1h30 du matin. Sur le terrain pour assurer la sécurité (!) 600 policiers durant les 4 jours.
Infos sur le site de la ville de Liège ici


Nous sommes en 760 dans la bonne ville de Liège en Belgique. C’est le mois d’août et un bébé vient miraculeusement de voir le jour entre deux pavés du quartier " Djus-d’la-Moüse " au-delà de la Meuse. C'est un quartier mal aimé, méprisé même, des bourgeois de la ville. Il y a là-bas tout un peuple d’artisans, d’ouvriers et de commerçants qui vit en bonne intelligence dans un esprit d’entraide et avec un amour de la liberté.

La naissance de ce bébé rose et potelé se répand de ruelle en impasse et chaque habitant veut voir le nouveau-né. Quelle n’est pas la surprise des habitants de l’entendre gazouiller. Il s’éclaircit la voix puis se met à chanter. La chanson qu’il chante est loin d’être anodine ; c’est une chanson à boire et il l’entonne à pleins poumons : "Allons la Mère Gaspard, encore un verre, encore un verre !"

Chacun se propose alors pour adopter un enfant aussi peu ordinaire. Les boulangers veulent l’élever avec leurs deux enfants ; il ne manquera jamais de pain, il sera bien entouré, bien aimé. Leurs voisins protestent. Ils n’ont déjà pas le temps de s’occuper de leurs enfants qui traînent dans les rues tout au long du jour. Que feraient-ils avec un enfant de plus ? Le mineur propose de le prendre chez lui.
- Nous avons déjà cinq enfants, un en plus ne nous fait pas peur.
Les voisins trouvent à redire. Ils n’ont déjà pas de quoi nourrir leur progéniture et se serrent la ceinture du 1 janvier au 31 décembre.

Un peu à l’écart, à quelques pas du gros de la foule, un couple regarde le bambin avec des yeux remplis d’amour. Ils rêvent depuis si longtemps d’avoir un bébé. Timidement, ils s’avancent, main dans la main.
- Nous pourrions peut-être le prendre chez nous. Nous lui donnerons de la tendresse et de l’amour. Nous n'avons pas d'enfant et une grande maison.
- Bonne idée ! dit le charcutier. Qui plus est, vous habitez au centre du quartier. Nous pourrons ainsi voir souvent l'enfant. Il sera un peu notre enfant à tous et nous veillerons à ce qu’il ne manque de rien.
- Maintenant il faut lui donner un nom ! dit le poissonnier.
- Appelons-le François ! dit la mercière, c'est un nom joli et facile à retenir.

Ainsi fut fait. Cependant au quartier Djus-d’la-Moüse, personne ne l’appelle François mais Tchantchès, un diminutif qui lui va plutôt bien. Le garçon est gai comme un pinson, toujours souriant. Il rit dès son lever et seule une chose le met en colère. Il ne peut supporter de voir un récipient contenant de l’eau.

Pour nourriture, il reçoit des harengs saur qu'il trouve fort à son goût. Mais le hareng saur est excessivement salé et enflamme son gosier. Son père, à l’insu de sa femme, lui donne des biscuits trempés dans du Peket, un alcool de genièvre dont raffolent les Liégeois, qu'il aime beaucoup.

Le jour du baptême de Tchantchès, toute la population s’est donné rendez-vous à l’église. Il y a tant de monde dans le bâtiment, qu’un mouvement de la foule déstabilise la marraine qui laisse échapper son filleul. Il vient heurter son nez sur le bord du baptistère. Il n'en faut pas plus pour qu'une rumeur se répande : Tchantchès est devenu invulnérable.

Au fil des ans, son nez enfle, grossit, atteint une grandeur démesurée. Ses parents dépensent une fortune en baume et onguents de toutes sortes. Hélas ! rien n’y fait et le visage de Tchantchès devient difforme. Grâce à sa gaieté naturelle, son énorme nez ne le rend pas foncièrement laid mais plutôt drôle. Il devient même le modèle des masques de carnaval.

Un jour, qu'il attrape la rougeole, le médecin lui prescrit de boire un verre d’eau ferrugineuse chaque matin pour le guérir. Sa maman rassemble dans une marmite remplie d’eau tout ce qu’elle possède comme objets en fer : des clous, des fers à cheval, des vieilles clés ... Chaque matin, elle prélève un verre de cette mixture. Ce n’est pas bon du tout mais Tchantchès est un enfant obéissant qui ne veut surtout pas faire de peine à sa mère. Il vide son verre d’un trait en faisant un terrible grimace.

Un matin, il vide son verre comme à son habitude mais un morceau de fer reste coincé dans son gosier. Il ne peut plus lever ni baisser la tête, seulement la tourner de droite à gauche et de gauche à droite. Comme il aime tout particulièrement regarder les nuages, il prend l’habitude de se coucher sur le dos pour les contempler. Pour regarder les insectes sur le sol, il se couche sur le ventre. Sa joie de vivre n’est pas altérée pour autant.

Tchantchès grandit. En se regardant dans le miroir, il se rend compte de sa laideur. Il a honte, il est de plus en plus malheureux. Il ne sort de sa maison que le soir ou lorsqu’il est certain de ne rencontrer personne dans la rue. Il souffre atrocement de la solitude alors qu’il est fait pour rire, pour chanter et être bon avec le monde.

En 770, il vient d’avoir dix ans. A l’approche du 15 août et des fêtes de l’Assomption, les habitants recherchent activement celui qui acceptera de jouer le rôle de Saint Macrew. Personne ne veut se balader toute la journée dans une chaise à porteurs, le visage maculé de suie et devant subir les quolibets des villageois. Tchantchès, las de solitude, se propose et plutôt que de plier l’échine sous les plaisanteries, il répond du tac au tac ce qui lui vaut l’admiration de tout le quartier.

La laideur est peu de chose et l’humour et l’intelligence la font bien souvent oublier. Il a été sacré " Prince de Djus-d’la Moûse " et rencontre bien d’autres aventures. On dit qu’il est enterré place de l’Yser là ou s’élève encore aujourd’hui sa statue. Si vous passez par Liège, dans ce quartier, regardez bien... vous le rencontrerez certainement car il est immortel.


Le livre du jour : Salades gourmandes - Julie Soucail - Editions SAEP, collection Fraises des bois
Plaisirs, fraîcheur, saveur et satiété : principes et atouts de la salade gourmande. Les salades gourmandes fleurissent désormais en toutes saisons sur les cartes de brasseries avec plus ou moins d’originalité. Légères et fraîches l’été, plus copieuses et roboratives l’hiver, elles sont largement plébiscitées et ont su rapidement rallier à leur cause les coups de fourchettes les plus solides.





Le recette du jour : Salade au chèvre chaud, brebis, pommes vertes et fruits secs
Pour 4 personnes
1 salade frisée
1 pomme verte
1 cuillère à soupe de jus de citron
10 tomates cerises
120g de fromage de brebis
200g de lardons
1 poignée de noisettes écalées
1 figue séchée
2 abricots secs
1 petite bûche de fromage de chèvre
6 tranches de pain assez fines
Pour la vinaigrette :
1 petite échalote
2 cuillère à soupe de miel liquide
1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre
2 cuillère à café de moutarde
6 cuillères à soupe d'huile d'olive
Sel, poivre du moulin

1. Laver et essorer la salade
2. Éplucher la pomme, la couper en tranches puis les citronner
3. Laver et essuyer les tomates de cerise. Les couper en dés.
4. Détailler le fromage de brebis en dés.
5. Faire griller les lardons dans une poêle sans matière grasse, à feu moyen, tout en les remuant.
6. Préparer la vinaigrette : ciseler finement l'échalote. Mélanger le miel et le vinaigre de cidre avec du sel et du poivre. Ajouter la moutarde, émulsionner à nouveau, incorporer l'huile d'olive puis l'échalote ciselée.
7. Mélanger la salade, les tranches de pomme et les tomates cerise, assaisonner des deux tiers de vinaigrette puis répartir dans 4 grandes assiettes. Ajouter les lardons grillés et les dés de brebis.
8. Concasser les noisettes, couper les figues et les abricots secs en petits dés. mélanger l'ensemble.
9. Couper le chèvre en 12 tranches et le pain en deux, déposer 1 morceau de fromage sur chaque tranche de pain. Enfourner à 210°C (th7) pour 10 minutes, puis passer en mode gril pour 2 à 3 minutes.
10. déposer les toasts chauds sur les salades et parsemer l'ensemble de fruits secs.
11. Servir sans attendre.


Bonne journée